Flûte, je n’élève pas bébé dans une hutte Himba!

Bien avant d’avoir la plus petite idée qu’un jour j’aurais envie d’être mère, j’ai vu le film “Bébés” de Thomas Balmès. (2010)

On y découvre quatre bébés au cours de leur première année. De leur naissance à leurs premiers pas. Quatre bébés vivants dans quatre cultures complètement différentes. Deux filles, deux garçons. Les petites Mari et Hattie (Japon et USA) et les petits Ponijao et Bayarjargal (Namibie et Mongolie).

Pas un seul dialogue. Pendant 1h15, nous sommes les spectateurs “en immersion” de leur première année respectives. On se sent privilégié. Les bébés vivent et grandissent dans des cultures, environnements et rapports familiaux complètements différents. Les images sont belles, les émotions fortes. On y voit par exemple Mari (Japon) profitant d’un moment d’inattention de son père pour jouer avec ses CD’s et les frotter joyeusement au sol. Bayarjargal (Mongolie) quant à lui, prend son bain dans une grande bassine de fer blanc quand une chèvre vient soudainement se désaltérer dans l’eau de son bain. Ponijao (Namibie) lui, semble passer sa vie dehors et principalement apprendre à imiter ce que font les adultes. Piler du grain, porter de l’eau en équilibre sur sa tête etc. Enfin, Hattie (Usa) participe à de nombreux ateliers d’éveils qui ne semblent pas l’intéresser et se voit présenter un livre intitulé “on ne tape pas” après avoir délibérément donné une gifle à sa mère. Si tu veux en savoir plus, je t’invite à aller voir ce film, il ne devrait pas te laisser de marbre. 

Alors, c’est super mais pourquoi est-ce que je te parle de ce film? 

Une fois concernée par la question de la maternité, j’avais les idées bien arrêtées. Non, je n’aurai pas de poussette, pas de parc trônant au milieu de mon salon, pas de jouets en plastique et pas de lit à barreaux.

J’aurai par contre une écharpe de 4 mètres de long avec laquelle je pourrai porter bébé physiologiquement. Il sera libre de crapahuter où bon lui semblera. Tous ses jouets seront en bois et il en aura peu. Peut-être même qu’il n’aura qu’une branche, un caillou (c’est bon pour l’imagination) et de l’herbe qu’il aura lui même choisis dans le jardin. Bien évidemment, il se couchera quand il en ressentira le besoin, dans un lit au sol.

Tout-un-programme.

Et voilà, j’avais idéalisé le mode de vie de Ponijao vivant dans sa hutte Himba et de Bayarjargal vivant dans sa yourte mongole. S’il est possible de faire sans ceci ou cela là-bas, pourquoi serait-ce impossible ici?

La réalité m’a vite rattrapée, ma petite bulle de culture idéalisée a fait pouf!

Après l’arrivée de notre magnifique “bébé Léon-petit-magret”, j’ai du me rendre à l’évidence, je ne vis pas dans une hutte Himba. Je ne peux pas vouloir vivre avec le moins d’accessoires possible parce que je ne suis simplement pas dans le même contexte. Et si je m’y obstine (c’est ce que j’ai fait), il y aura des conséquences et des sacrifices à faire comme pour tout choix.

Au moment où j’écris ces quelques lignes, mon fils vient d’avoir un an. Retour sur l’année écoulée et mes choix en terme d’équipement bébé.

La poussette, j’en ai une! Grâce à Gladys, une amie devenue maman avant moi, j’ai pu essayer la balade en poussette avant de me décider à en acheter une. (Cela m’a d’ailleurs permis de bien la choisir). Son prêt est arrivé à point nommé parce que quelques jours plus tard j’avais rendez-vous pour ma visite post-natale. Autant te dire que seule, avec mon écharpe et un bébé de six semaines… à part le poser au sol sur mon écharpe pendant la consultation, je ne sais pas comment je me serais débrouillée. 

La poussette est parfois, bon ok souvent utile mais on peut faire sans. Bien la choisir selon son environnement (ville, campagne) est essentielle. Pour ma part j’ai porté bébé en écharpe ventrale en intérieur jusqu’à ce qu’il se tienne assis tout seul (environ 6 mois) puis j’ai adopté le portage au dos en porte bébé! Le porte bébé c’est l’accessoire qui a changé ma vie de maman. Très facile à mettre et à enlever, mon fils s’y sent bien. J’ai un super maintient au niveau du dos et quand il en marre, je le libère d’un clic.

Le parc, je n’en ai jamais acheté. Je ne regrette pas mon choix, mon fils a pu librement explorer son environnement. Environnement adapté par nos soins. J’ai néanmoins dû faire des sacrifices: garder l’œil sur bébé sans arrêt (à partir du moment où il a commencé à marcher à quatre pattes) et galérer pour aller au toilette…

Les jouets en plastiques, il en a. On nous en a offert et on a fini par en acheter. Dans le bain, les bateaux en plastique c’est amusant. Les cubes en plastique mou qui s’empilent, c’est léger et facile à manier pour bébé. Oohh ça va hein, lol.

Pour la branche et le caillou je reste convaincu que ça a du bon. Son jouet préféré du moment est une partie de mon tire-lait. Il se trimbale ce tube transparent absolument partout. Main droite: tube de tire-lait. Main gauche: maracas. 

Le lit à barreaux, il dort dedans et ça n’a pas l’air de le traumatiser. Le lit cabane est en stand-by et on essaiera prochainement d’y faire dormir bébé. Affaire à suivre… 

Et toi? Est-ce que tu as changé de discours après la naissance de bébé? Est-ce que sans avoir d’enfants tu as une idée précise de ce que tu veux ou ne veux pas? Quels sont les manières de faire les plus folles que tu aies pu observer? Dis-moi tout! J’ai hâte de savoir. 

 

 

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