7 questions à mon mari sur son nouveau rôle de père.

Hello!

J’ai posé quelques questions à Matt, mon mari sur son nouveau rôle de père. Je te laisse découvrir tout ça.

1. À partir de quand t’es tu senti père?

Dès que j’ai vu Léon. En fait même avant. Quand je voyais ton ventre, c’était pas juste un bébé qui était dedans, c’était mon fils (ou ma fille, on n’est jamais certains). Mais c’est après la naissance que je me suis senti vraiment père. J’ai pris un shot de responsabilités d’un coup.

2. En quoi la période qui suivi la naissance correspondait à ce que tu imaginais ou pas?(le fameux 4ème trimestre, le post-partum tout ça tout ça). Pendant cette période, quelles sont les attentes que tu avais envers moi qui ont du être réévaluées?

Franchement, j’étais bien préparé. Enfin, tu m’avais bien préparé. Avec tout ce que tu avais lu et tout ce que tu me disais, j’ai eu l’impression d’être très bien préparé. Du coup, peu de choses m’ont étonné. C’est vrai qu’il y a eu des imprévu et des choses pénibles (surtout pour toi), comme le tire-lait toutes les deux heures du jour et de la nuit… Mais on a pris les choses comme elles venaient, et je crois que je n’avais pas d’attentes particulières non plus. J’avais aussi appris (par toi) combien cette période est fatigante pour les jeunes mamans et que dans certaines cultures, elles ne font rien hormis s’occuper de leur bébé pendant plusieurs semaines.

3. Comment as-tu trouvé ta place avec l’arrivée de bébé?

Assez naturellement je dirais. Mais je sais par ailleurs que certains papas ont du mal à trouver leur place en tant que père, ou se trouve gêné dans leur rôle de mari. Peut-être que dans certains cas, il y a certaines attentes fortes vis-à-vis de l’enfant et de l’épouse. Parfois certains peuvent se sentir délaissés, à raison. Mais cela n’a pas été mon cas. Les discussions que nous avons eue avant la naissance, notamment sur l’importance du couple et le besoin de le cultiver après la naissance, ont surement beaucoup aidé.

4. Quelles sont les principes que tu souhaites appliquer à l’éducation de notre fils? Quelles sont les valeurs que tu souhaites lui transmettre? Tu penses déjà à certaines pièges ou tendances à éviter?

J’ai entendu que le nombre de principes est inversement proportionnel au nombre d’enfants. Au début tu as beaucoup de principes et pas d’enfant et ensuite… C’est avec humilité et réserve que je réponds à cette question, Léon n’a que 18 mois. Mon expérience de père est donc très limitée.

Mais effectivement, je pense qu’il vaut mieux réfléchir aux principes trop tôt que trop tard. En tant que chrétien, les principes et les valeurs que je souhaite transmettre sont ceux de l’Évangile, le message de la Bible. Au fond, la chose principale que je souhaite lui transmettre, c’est que Dieu règne et qu’il nous a créé pour qu’on le glorifie et qu’on prenne plaisir en lui. C’est cela le but de notre vie, et je prie que Léon saisisse que c’est aussi le sien. Que notre but et notre bonheur dépend d’une relation de dépendance et d’amour au Dieu qui s’est révélé dans la Bible. Je souhaite qu’il voie, dans mes paroles et dans mes actes que je suis un pécheur, imparfait, et que j’ai besoin de la grâce et du pardon de Dieu. Ce sont deux valeurs que je veux cultiver dans notre maison. Je veux aussi éduquer Léon en pensant à l’homme qu’il deviendra, intègre et courageux. Mais je veux veiller à ce que son cœur soit notre priorité. On ne veut pas élever un garçon qui est juste poli (même si c’est une bonne chose!). On veut demander à Dieu qu’il transforme son cœur. Mais la valeur la plus grande, c’est l’amour. Par notre amour, je veux refléter celui de Dieu. Lui apprendre également qu’on vit pour aimer, et qu’on doit lutter contre notre égoïsme et notre orgueil. Et ça commence dans notre foyer.

Les pièges qui me guettent? Ils sont nombreux! Le mariage et la paternité sont comme un miroir qui reflète mon propre cœur… Je parlais d’égoïsme, c’est un danger. Je cours le risque de penser l’éducation en fonction de mes besoins. Par exemple, je pourrais me mettre en colère pour de mauvaises raisons: non parce que Léon a fait quelque chose de mal, mais parce qu’il me dérange dans mon confort, ou bouscule mes plans. Aussi, le manque d’amour et de grâce. Si je veux cultiver ces choses dans son éducation, je dois d’abord les cultiver dans ma propre vie… En fait, les dangers sont nombreux. Mais je pourrais résumer en distinguant deux catégories principales: oublier le but et les moyens que Dieu nous donne pour son éducation.

5. En quoi ta propre éducation influe sur l’éducation que tu veux donner à notre fils?

Je crois que trois choses, parmi tant d’autres, m’ont marqué dans ma propre éducation. La première, c’est l’amour que j’ai reçu. Les paroles et les gestes d’affection faisaient partie de mon éducation. J’ai grandi dans un foyer où l’amour régnait, et je veux reproduire cela à mon tour. Ensuite, c’est l’importance de valeurs claires, des vertus chrétiennes, qui ont aussi façonné ma manière de voir le monde et mon rapport aux autres: le respect, la justice, la vérité, par exemple. On avait pas un tableau ou un poster qui énonçait ces vertus, mais elles étaient comme le squelette de ce que mes parents m’ont enseigné. Enfin, l’importance de Dieu et la place de la Bible dans notre famille. J’ai grandi dans une famille qui aime Dieu. Et je veux créer un foyer qui aime Dieu.

6. Comment est-ce que ta foi influe sur ton rôle de père débutant?

Je l’ai dit, c’est ma foi qui façonne l’éducation que je veux donner à mon fils. Mais au-delà de ça, ma foi m’influence de plusieurs manières.

D’abord, j’ai un modèle, Dieu le Père. La Bible présente la relation des croyants avec Dieu comme celle d’une filiation: Dieu nous a adoptés comme ses enfants. Ce Père Céleste est bon, il prend soin de ses enfants et leur donne ce dont ils ont besoin. Dieu est le modèle du Père qui protège, pourvoit et corrige ses enfants qu’il aime.

La foi m’enlève aussi un poids énorme: je ne serai jamais Dieu. Je m’explique. En tant que père, je suis appelé par Dieu à, comme Lui, prendre soin de Léon en l’aimant, le protégeant et en lui donnant tout ce qui contribue à son épanouissement. Mais seul Dieu peut prendre soin de son cœur. Et seul Lui peut donner un sens à sa vie. Seul Lui peut le sauver de ses péchés. Léon a (aura) des aspirations que seul Dieu peut combler. Savoir cela m’enlève un poids. Je n’ai plus à chercher à combler tous les besoins des membres de ma famille. Certains besoins me dépassent.

Enfin, Dieu me qualifie. Dieu nous a confié Léon, et les responsabilités qui vont avec. Dieu nous demande de prendre soin de la vie qu’il nous a confiée. Mais ce que Dieu nous demande, il nous donne les moyens de l’accomplir. C’est lui qui donne la sagesse, les forces, la patience et le courage nécessaire pour éduquer un enfant (pour l’instant), un jour à la fois.

7. En ce moment nous traversons une période d’incertitudes dans un contexte de pandémie mondiale. Notre fils à vécu un confinement dans sa première année et un second dans sa deuxième année de vie. As-tu envie d’avoir d’autres enfants?

Je comprends que certaines personnes puissent se poser la question. L’avenir semble tellement incertain! Le monde aussi parait sombrer tous les jours un peu plus dans les ténèbres. Mais oui, malgré cela, j’ai toujours envie d’avoir des enfants. Je ne nie pas qu’il faille faire preuve de sagesse, et que, dans certains cas, il est peut-être sage d’attendre pour avoir un autre enfant. Et le choix est personnel. Mais je pense que, la plupart du temps, ce n’est pas forcément la sagesse qui nous guide, mais peut-être notre peur ou le fait de ne pas vouloir adapter notre mode de vie.

C’est là où ma foi joue un rôle important. Je ne sais pas ce que demain nous réserve. Je ne pense pas que le monde va aller en s’améliorant. Mais je sais que Dieu est au contrôle et qu’il prend soin de ses enfants. Alors je peux avancer dans la vie, en ayant confiance dans sa souveraineté et en sa bonté. Cela signifie également que nous voulons anticiper les choses un minimum, par exemple au niveau économique. Par exemple si on envisage l’achat d’une maison, je ne veux pas que le montant de notre crédit soit un frein pour l’agrandissement de notre famille. Et s’il faut réduire notre train de vie, nous le ferons.

Après, je sais que les enfants sont une bénédiction de Dieu et non un dû. La Bible dit: « Il y a dans le cœur de l’homme beaucoup de projets, mais c’est le plan de l’Eternel qui s’accomplit. » (Proverbes 19.21) Donc si Dieu, dans sa grâce, nous confie un autre enfant, gloire à Lui! S’il décide autrement, gloire à Lui!

Un mot pour les jeunes pères comme toi?

Prenez soin de la maman, profitez bien de votre enfant, et ayez du courage!

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